N°14
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La mort de l'enfant le scandale absolu

: La mort de l’enfant : dès son titre, ce thème a donné lieu à des choix afin de vous proposer le dossier le plus complet possible mais aussi le plus fidèle et le plus respectueux des sentiments éprouvés par tous ceux qui subissent ce drame. Ainsi nous parlerons de la mort du tout petit et du jeune enfant, survenue dans des circonstances accidentelles ou des suites de maladie. N’est pas abordé, par exemple, dans ce numéro le thème du suicide (lire Passage n°12). De même ne figurent pas en bibliographie les ouvrages traitant de la mort de l’adolescent ou du jeune adulte qui feront l’objet d’un autre dossier.

Plus encore que n’importe quelle autre, la mort de l’enfant est crucifiante. Parce qu'elle est injuste, incroyable, profondément inacceptable, totalement absurde. Mais aussi parce qu’elle est escamotée par notre société qui ne veut rien voir, rien savoir. Aux parents qui voudraient pleurer, crier, hurler leur souffrance, on demande de se taire, de se faire discrets à défaut de pouvoir disparaître. A leur rage, à leur révolte, à leur désespoir, on oppose le temps qui passe et qui guérirait tout. De quel acharnement fou doivent-ils faire preuve pour conserver une trace de cet enfant défunt qui a transformé leur vie ! Même les plus déterminés rendent parfois les armes tant la pression est forte et insidieuse. Lors du renouvellement d’un passeport, c’est le nom de l’enfant auquel on accole la mention DCD sur le passeport périmé et qui n’apparaît plus sur le nouveau – Geste délibéré ? Oubli ? (1) Côté administration, on se heurte au refus poli de se voir accorder une carte de famille nombreuse ou l’année de dérogation prévue pour passer un concours au motif que l’enfant qui, certes, fut, n’est plus… C’est un tour de force, dans un tel contexte, que de parvenir à faire son deuil. Non pas oublier, évacuer, camoufler la mort – et la vie – de l’enfant. Mais, au contraire, l’inscrire dans sa propre histoire comme certainement "l’événement le plus grave de sa vie", parvenir à ne pas s’isoler dans le manque. "Accepter, non pas l’inacceptable qu’est la mort de l’enfant, mais accepter de continuer de dire oui à la vie, accepter de se laisser surprendre par elle. Consentir à la perte, non, mais consentir à ce que la perte emmène là où on ne sait pas. Consentir à une autre forme de présence. S’accoutumer à l’absence, l’apprivoiser." (2) Sans pour autant avoir le sentiment de capituler devant la mort d’un enfant, "ce scandale absolu" (3). (1) A ce soir, Laure Adler, coll. Folio, Ed. Gallimard, 2001 (2) A l’aube du huitième jour… Capucine , Dominique Davous, coll. Ecritures, L’Harmattan, 1997 (3) L’enfant éternel, Philippe Forest, coll. Folio, Ed. Gallimard, 1997

Vivre n'est pas trahir l'enfant disparu

Il existe un mot pour désigner celui qui a perdu un parent – orphelin–, un conjoint – veuf. En français, il n’en existe pas pour celui qui a perdu un enfant. Il n’y a pas de mot pour ça. Les parents en deuil ont perdu non seulement leur enfant, mais leur identité de parents. Sans doute, pour la plupart d’entre eux, l’événement le plus grave de leur vie

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Que devient la famille ?

Vivre ensemble non plus à cinq mais à quatre ; transformer une chambre désormais vide en "autre chose" ; faire avec cette absence ; mais comment ?…

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Reportage au CHU de Rennes

A l’enfant qui va mourir

La mort d’un enfant est une déchirure qui marque à jamais ses proches et l’histoire de sa famille. Insupportable, incompréhensible, inadmissible, injuste parce que contre-nature, elle provoque le désespoir, la culpabilité, la colère…

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L'école et le jeu : la vie jusqu'au bout

L'école et le jeu font partie de la vie sociale normale d'un enfant. C'est pourquoi dans tout service pédiatrique hospitalier ou au domicile, un suivi scolaire des enfants malades est organisé par L'Education Nationale.

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La mort du tout petit

Perdre son bébé quelques heures, quelques jours, quelques mois après sa naissance est un inattendu, reçu de plein fouet par les parents. L'absence d'histoire commune, l’absence de trace, rend ce drame d'autant plus douloureux

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Une aide Psychologique : Eclairer l'invisible et écouter l'indicible

"La solitude des parents est immense face à la mort annoncée, explique Nicole Porée, psychologue et psychanalyste depuis vingt ans au CHU de Rennes.

Témoignage : Un deuil à deux voix

Misette et Robert Jeaugey ont perdu un enfant accidentellement il y a vingt ans. Benjamin d'une fratrie de quatre garçons, Samuel est décédé à l'âge de dix ans. Depuis, ses parents sont très engagés dans l'association Jonathan Pierres Vivantes qui aide et soutient les parents qui ont perdu un enfant.

 

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