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Le
thème touche au sacré, au mystère de l’être.
La mort et l’homme : une relation ambiguë, entre fascination
et répulsion. Une fascination révélée
dans l’art plus particulièrement à partir du
XIVe siècle, à l’époque de la grande
épidémie de peste qui ravagea l’Europe. Nombre
d’artistes furent dès lors hantés par le contraste
existant entre «la splendeur des vivants et l’inévitable
putréfaction accompagnant la mort.» La peinture et
la mort à travers l’histoire… Voilà l’une
des premières informations délivrées par le
site, qui promène l’internaute d’une époque
à une autre, d’un pays à l’autre en complétant
ses explications, historiques, sociologiques et religieuses par
des œuvres où la mort se retrouve incarnée. A
la lecture des textes choisis, à l’examen des tableaux
sélectionnés, jaillit la part d’érotisme,
de violence, de beauté également, que les artistes
ont voulu exprimer au travers de leurs peintures. En plus de diverses
représentations picturales auxquelles des manuscrits peuvent
êtres associés, les thèmes les plus récurrents
sont abordés : le dit des trois vifs et trois morts, les
danses macabres, la jeune fille et la mort, le triomphe de la mort
qui ignore, dans ses enlacements, toute distinction de sexe, d’âge,
de rang social.
Un site Internet aux références soignées
De
la conception au choix des images en passant par la rédaction,
l’ensemble laisse une impression d’excellence qui ne
doit rien au hasard. Sans doute parce que ce site a été
créé par un néo-phyte devenu inspiré
et qui tenait à faire partager, tant son savoir accumulé
au fil d’un long travail de documentation que sa passion devenue
patente à la suite d’une rencontre fortuite avec l’art
macabre.
Patrick Pollefeys, 35 ans, de nationalité canadienne, est
agronome et spécialiste en biologie végétale
et moléculaire. Il vit actuellement à Montpellier
où il travaille pour un organisme international de recherche
sur la distribution et la diversité génétique…
de la banane ! Etrangement, ce scientifique a toujours éprouvé
une attirance pour des tableaux comme Le triomphe de la Mort de
Brueghel, mais ce fut en 1995, lors d’une visite en Bavière,
en découvrant une collection de dessins et de gravures sur
la représentation de la mort dans l’art, que Patrick
Pollefeys se plongea réellement dans le sujet. Un an plus
tard, il eut l’idée de créer son site, d’utiliser
Internet pour communiquer ses connaissances au plus grand nombre.
Ne surtout pas se contenter d’échanger ses informations
avec d’autres scientifiques ou intellectuels dans le seul
cadre de leurs laboratoires !
La tâche a été longue et rigoureuse, qui a
néanmoins bénéficié de l’effet
d’arborescence. Entourage, amis, internautes également
intéressés par la thématique, ont permis de
construire le site tel que l’on peut le consulter aujourd’hui.
Des traductions ont été effectuées en plusieurs
langues. L’aspect didactique du site semble particulièrement
plaire aux étudiants en art, des étudiants du monde
entier, qui trouvent ici un support de qualité à leur
travail. La vision qu’offre le site de l’art macabre
est quelque peu iconoclaste ; sa perception du sujet défie
celle que l’on peut avoir d’ordinaire. Les artistes
ne s’y trompent d’ailleurs pas pour qui le contenu du
site devient source d’inspiration et de découverte
esthétique. Mais les personnes avec lesquelles Patrick Pollefeys
échange le plus régulièrement sont des ingénieurs,
médecins, informaticiens qui, comme lui, sont un jour tombés
en arrêt devant une fresque macabre et en sont restés
à jamais marqués.
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