Site cinéraire d'Antony
Pour que demeure le souvenir
"C'est vrai que la notion de site cinéraire est assez nouvelle en France, mais c'est un marché actuellement en pleine expansion. Celui d'Antony, dont nous assurons la gestion déléguée, est un bon exemple de ce que l'on peut réaliser dans ce domaine très spécifique" explique Alain Bachelier, Directeur de l'agence PFG d'Antony dans la région parisienne. Destiné à accueillir les urnes contenant les cendres des défunts, le site cinéraire d'Antony, situé dans l'enceinte même du cimetière, occupe une surface de près de
1 200 m2. Là, PFG propose aux familles trois types d'interventions : l'enterrement de l'urne dans une construction bétonnée, une cavurne - il y a à Antony 500 emplacements d'un m2 disponibles - que la famille pourra ensuite fleurir ou orner selon ses souhaits, le placement de l'urne dans une des 20 cases spécifiques situées dans un mur et scellées d'une plaque métalliques, ou enfin l'enfouissement de l'urne dans l'une des 170 cases prévues sous un socle granitique. "Sol, mur, espace vert, nous voulions laisser la plus grande liberté de choix possible aux familles, souligne David Danthier, Secrétaire général adjoint de la mairie d'Antony. La mairie, et le maire en tout premier lieu, s'est beaucoup investie dans la conception et la construction de ce site qui répondait à une demande précise, bien que diffuse, des Antoniens. Sa réalisation et son exploitation leur donnent, je crois, entière satisfaction aujourd'hui."
En deux ans d'exploitation, PFG a ainsi réalisé 28 ventes de cavurnes (pour un prix de vente moyen d'environ 6 000 F par emplacement). Il est vrai que l'accueil des urnes, dans le sol ou scellées dans une cavité murale, est largement tributaire du développement de la crémation en France (voir encadré). "Dans tous les cas, conclut Alain Bachelier, que ce soit immédiatement après une incinération, ou à l'occasion du retour d'une urne du domicile de la famille d'un défunt, nous avons toujours souhaité que les familles puissent non seulement choisir l'emplacement et la forme définitive de la sépulture, mais également la personnaliser en fonction de leurs goûts et du souvenir de la personne disparue."
Le devenir des urnes
En 1995, il y a eu 62 212 crémations en France, soit 11,76 % des décès, contre 2 800 il y a 20 ans, et 20 100 en 1988. Dans 65 % des cas, les urnes sont emportées par les familles, et destinées pour la plupart d'entre elles aux cimetières locaux dans lesquels les équipements cinéraires se développent. 26 % des cas relèvent de la dispersion, dans les jardins du souvenir des crématoriums, et de l'immersion. Les collectivités locales gérent un tiers des crématoriums et ont recours, dans 67 % des cas, à la gestion déléguée.