Histoire des cimetières
Dans l'antiquité, on redoute le voisinage des morts.
Les cimetières sont placés hors des villes.
Cette tendance s'inverse au Moyen Age : le lieu qui enferme
les sépultures devient primordial, le monument secondaire.
Ainsi, jusqu'au XVII e siècle, le cimetière
entoure l'église et parfois se confond avec elle. On
enterre dans l'église, contre ses murs et tout autour.
Mais à partir du XVIIe et surtout du XVIIIe siècle,
l'Eglise et l'Etat s'emploient à éloigner les
morts des églises et à retirer les cimetières
des villes.
Ce rejet est dû à un problème de santé
publique car les émanations et la vision des charniers
sont devenues insupportables pour les vivants.
Ainsi, naît au XVIIIe siècle la forme moderne
du cimetière qui procure aux défunts l'immortalité
sous la forme de tombeaux.
La cité des morts devient ainsi, comme aujourd'hui,
l'image durable de celle des vivants, et le cimetière
reprend sa place nécessaire à la société,
perdue au début du Moyen Age.
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