Le recueillement et la commémoration

Les cérémonies commémoratives

Les cérémonies commémoratives civiles

Les cérémonies commémoratives servent à communier avec les proches et permettent de retisser des liens autour de la mémoire du disparu. Pour ces occasions, vous pourrez choisir de vous rassembler sur la sépulture ou dans tout autre lieu de recueillement vous rappelant le défunt.

Les conseillers PFG sont à votre service pour vous aider à organiser ces moments de communion et retrouvailles, que ce soit dans un cadre civil ou religieux.


À noter : au moment de la Toussaint, de nombreux crématoriums organisent des Cérémonies du souvenir pour les familles ayant perdu un proche dans l’année écoulée. Une façon de pouvoir faire son deuil et de faire mémoire "ensemble".
 

 

 

Les cérémonies commémoratives religieuses

Deuil et souvenir des défunts

Toutes les religions entretiennent le souvenir des défunts. Toutes aussi, sauf le protestantisme, se soucient de leur destinée dans l’au-delà. Quelques unes – le judaïsme, l’islam - édictent des règles de comportement pour leurs fidèles en deuil.

  • Le catholicisme
    Il reconnaît la légitimité de la prière pour les morts. A chaque eucharistie, le prêtre fait mémoire des défunts en général. Une messe peut être dite pour telle personne disparue en particulier. Dans certains endroits, des messes de « huitaine » (en fait, elles sont souvent programmées le dimanche suivant les obsèques), de « trentaine » (un mois après) et des « messes anniversaires » (une année après) sont célébrées à son intention.
    Le 2 novembre est une journée de prière pour tous les défunts. Ce jour-là (ou la veille, ou le dimanche de Toussaint), la coutume veut que les tombes soient bénies. De nombreuses personnes profitent de la période pour honorer leurs morts par une visite ou des dépôts de fleurs…).

  • Le protestantisme
    Les Eglises protestantes n’ont pas de liturgies du souvenir. Mais le souci des  défunts peut conduire les pasteurs à faire mémoire d’une personne décédée lors du culte qui suit ses obsèques (c’est une pratique courante) ; ou bien à susciter une rencontre pour entourer, humainement et spirituellement, une personne ou une famille éprouvée; ou encore à organiser, une fois l’an, un office pour les paroissiens en deuil. Cette troisième possibilité, qui peut se concrétiser autour de la Toussaint pour tenir compte de l’environnement social, est l’occasion de rappeler les noms des personnes décédées et de réaffirmer la compassion de Dieu à l’égard de leurs proches.

  • Le christianisme orthodoxe
    L’idée de prier pour les défunts afin que leurs fautes soient remises est familière aux chrétiens orthodoxes. Comme chez les catholiques, il est fait mention d’eux à l’eucharistie. Les Eglises orthodoxes ont un équivalent du 2 novembre : c’est « le samedi des âmes », veille de Pentecôte, consacré à la prière pour les défunts. Mais des offices sont également célébrés pour un défunt en particulier. Ils se tiennent principalement les troisième, neuvième et quarantième jours après son décès, ainsi que le jour anniversaire, l’année suivante.
    La coutume populaire veut qu’à l’issue de ces cérémonies, les participants partagent un gâteau à base de gains de blé et de sucre, appelé « colybe ». Les grains de blé symbolisent la résurrection, en référence à l’Evangile de Jean, chapitre 12, verset 24. Le sucre, la douceur de la vie éternelle, que l’on souhaite au défunt. 

  • Le christianisme arménien
  • Les femmes ont coutume de se rendre sur la tombe le second jour après l’inhumation, en référence à l’épisode des « saintes femmes » qui s’en allèrent visiter le sépulcre du Christ (cf Evangile de Matthieu, 28, 1). Des cérémonies sont prévues à l’église aux septième et quarantième jours. Le premier anniversaire est commémoré comme la « seconde naissance » du défunt. Un office est célébré ce jour-là, suivi d’un « repas d’amour », distribué aux pauvres. La bénédiction des tombes est une pratique courante chez les Arméniens.
  • • L'islam
  • Le délai légal du deuil est de trois jours. Pour une veuve, il est porté à quatre mois et dix jours (pour s’assurer qu’elle n’est pas enceinte de son mari). Durant le deuil, l’homme ne doit pas se raser, la femme se maquiller ou porter des couleurs vives. Les manifestations de joie sont interdites.
    La période dévolue aux condoléances est de sept jours.
    Dans de nombreux endroits, l’on marque le quarantième jour par un rassemblement des parents, amis, voisins. Celui-ci a une dimension à la fois religieuse (on y récite des passages du Coran) et conviviale, avec le partage d’un repas.
    Certaines actions sont jugées bénéfiques au défunt : d’abord, payer ses dettes, s’il en a laissé ; puis jeûner, accomplir un pèlerinage, prier, lire certains chapitres du Coran.
    Les visites au cimetière sont recommandées : la prière qu’on y fait ne vise pas seulement son (ou ses) proche(s), mais englobe tous les défunts.

  • Le judaïsme
  • Il établit trois périodes de deuil: « shiva » (sept jours après les funérailles), « shloshim » (trente jours), « l’année » (onze mois). Les deux premières périodes concernent le père, la mère, le conjoint, le fils, la fille de la personne disparue. Dans la majorité des communautés, l’année de deuil s’impose seulement pour la perte d’un père ou d’une mère.
    « Shiva » représente une phase de claustration à la maison. Ensuite, pendant « shloshim » (ou « l’année », s’il s’agit d’orphelins), les  proches reprennent la vie sociale, mais doivent s’abstenir de participer à des activités festives.
    Non seulement le judaïsme n’oublie pas ses défunts, mais il pense que les vivants, par leurs actes de piété, peuvent racheter les fautes de leurs  défunts . Chez les Ashkénazes, le « Yizkor » est une cérémonie en mémoire de tous les morts, qui a lieu à l’occasion de certaines fêtes liturgiques ; et l’anniversaire du décès d’un parent est marqué, chaque année, par le « Yahrzeit », appelé « Nahalah » en milieu séfarade.

  • Le bouddhisme
    Après le décès s’ouvre un temps intermédiaire - plus ou moins long selon les écoles (quarante-neuf jours au maximum chez les Tibétains) - , où s’engage la destinée de la conscience. Durant ce qui s’apparente à un périlleux voyage, celle-ci a besoin d’être soutenue et guidée. Les soins rituels prodigués au défunt consistent en des prières, des offrandes, des actions de purification. Certaines dates sont privilégiées : ainsi en va-t-il, chez les Tibétains, des septième, quatorzième et vingt-et-unième jours après le décès. Au-delà même des quarante-neuf jours, toute offrande est jugée bénéfique, quelle que soit la destinée de la conscience. Le jour anniversaire de la mort est marqué par l’accomplissement de rituels.

Les autres dossiers : Après les obsèques

Le recueillement et la commémoration

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