Cérémonie civile ou religieuse ?

Les funérailles arméniennes

  

On classe souvent les Arméniens parmi les « Orthodoxes ». Or, l’Eglise Apostolique Arménienne représente une tradition spécifique, qui remonte au tout début du christianisme. L’Eglise Apostolique Arménienne compterait un peu moins de 300 000 fidèles dans notre pays.

 

Quelle conception de la mort ?

Elle est présentée comme « le repos de l’âme ». Le corps, lui, est rendu à la terre dont il a été tiré, en attendant la résurrection. 

 

Quelle attitude à l’égard du corps ?

Le défunt est dénudé, pour signifier qu’il s’est dépouillé de la vie terrestre. Il est lavé à l’eau, enveloppé dans un linceul blanc et placé sur un lit funèbre. On le veille, en priant pour lui, en lisant les Ecritures, en chantant les Psaumes à son chevet. Ceux-ci sont réputés libérer l’âme des tourments.

L’Eglise Apostolique Arménienne ne s’oppose pas aux soins de conservation. Elle est favorable au don d’organes. La crémation n’est que tolérée.

 

Le service des funérailles

Il en existe deux : un pour les ecclésiastiques, plus développé et plus solennel ; un pour les laïcs et les moines.

Le service se déroule en trois lieux successifs : à la maison du défunt (ou bien à l’endroit où se trouve son corps), à l’église, puis au cimetière. Le but des prières est d’intervenir auprès de Dieu pour qu’il accueille près de Lui l’âme de son fidèle.

 

Au cimetière

L’étape du cimetière est partie intégrante du service funèbre. Avant que le cercueil soit introduit dans la tombe, le prêtre prend une poignée de terre à trois reprises et le bénit au nom de la Sainte-Trinité. Ainsi le corps sacré du défunt peut-il reposer en paix dans de la terre sanctifiée.

Après l’inhumation, le prêtre scelle la tombe, puis retourne à la maison du défunt. C’est là que s’achèvent les funérailles : les derniers psaumes, les dernières prières ont pour but d’adoucir la peine des proches en leur apportant la consolation spirituelle.