Cérémonie civile ou religieuse ?

Les funérailles orthodoxes

  

Les chrétiens orthodoxes seraient environ 300 000 en France, répartis en différentes Eglises qui portent la marque de leurs origines : russe, grecque, roumaine, ukrainienne, bulgare, géorgienne, serbe, arabe… L’attachement des orthodoxes à leurs communautés est à la fois religieux et culturel.

 

 

Quelle conception de la mort ?

La promesse de la résurrection est au cœur du message des Eglises orthodoxes. A ceux qui sont touchés par le deuil, elles parlent de la mort comme d’un repos, d’un sommeil.

 

Quelle attitude à l’égard du corps ?

Le salut apporté par le Christ concerne l’homme tout entier : son âme et aussi son corps, infiniment respectable de ce fait. La crémation est jugée déshonorante pour le défunt. Pareil à un grain de blé que l’on jette en terre pour qu’il germe, le corps doit être inhumé dans l’attente de la résurrection.

Sauf pour les membres du clergé, les Eglises orthodoxes ne prévoient pas de toilette spéciale pour leurs défunts. Elles ne sont pas opposées aux soins de thanatopraxie. Elles émettent un avis favorable sur les greffes d’organes qui « transforment le drame du receveur en espoir de vie ». Elles insistent toutefois sur la nécessité d’un accord préalable du donneur.
Le don du corps à la science suscite, chez elles, de sérieuses réserves.

 

L’office des funérailles

Le prêtre est présent dès la mise en bière. Il encense le corps et l’asperge d’eau bénite. Il demande à Dieu d’accorder au défunt le pardon de ses fautes. Les personnes présentes adressent à celui-ci un dernier baiser.

A l’église, le cercueil est disposé de telle sorte que le défunt ait le visage tourné vers le Christ, c’est-à-dire face à l’iconostase. Sur le drap qui le recouvre, de couleur or et non pas noir, on dispose le livre des Evangiles et une icône de la résurrection du Christ.

Chants et prières se succèdent, proclamant à la fois la faiblesse humaine et la certitude de la résurrection, tandis que l’encens répand son parfum.

 

Au cimetière

Le prêtre se rend au cimetière avec les fidèles qui le peuvent pour un ultime moment de prière. Le défunt est enterré face à l’Orient, où le Christ doit réapparaître à la fin des temps.