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Cérémonie civile ou religieuse ?

Les funérailles protestantes

  

Selon un sondage IFOP de 2010, il y aurait environ 1,7 million de protestants. Ils se répartissent selon différentes sensibilités : les Luthéro-Réformés représentent 56% (Luthériens et Réformés se sont unis en une même Eglise en mai 2012) ; les Evangéliques 23% ; les Pentecôtistes 5%. Et 2% se définissent comme « charismatiques ».  

 
 

 

Quelle conception de la mort ? 

La mort est ce que les hommes ont de plus commun. C’est une séparation radicale. Elle provoque un chagrin et une peine qui appellent un accompagnement.

 

Quelle attitude à l'égard du corps ? 

Destinée à la disparition - lente en cas d’inhumation, accélérée en cas de crémation -, la dépouille n’est pas sacralisée. Elle n’est l’objet d’aucune prière, d’aucune bénédiction. Cela ne signifie pas que tous les soins apportés au corps soient illégitimes. Mais leur seul but est de le rendre présentable aux yeux d’autrui.

Le don d’organes est une marque d’altruisme, une façon de mettre en pratique le commandement : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Le don du corps à la science ne pose pas de problème de principe. Pas plus que la crémation qui, dès ses débuts en France, a recueilli une certaine faveur dans les milieux protestants.

 

Le service funèbre 

Selon la doctrine protestante, les défunts sont « entre les mains de Dieu » ; leur sort ne dépend pas des prières des humains (ni d’autres actions éventuelles). Le service funèbre vise exclusivement la consolation des vivants.

Il peut se dérouler avant ou après l’inhumation ou la crémation, au temple ou dans un autre lieu (funérarium, par exemple).
Il a pour objectifs de permettre aux endeuillés d’exprimer leur peine ; d’inscrire celle-ci dans un cadre communautaire afin qu’elle soit moins lourde à porter ; de remercier Dieu pour l’existence qui vient de s’éteindre ; de faire entendre une parole d’espérance en référence à l’Evangile et à son message de Résurrection.

Le pasteur (ou toute autre personne) prépare le service en lien avec les proches. Il a le souci de le personnaliser, grâce au choix des chants, des prières, des textes, et à l’évocation de certains éléments de la vie du défunt. Mais sans pour autant en faire une cérémonie d’hommage.

 

 

Au cimetière 

La règle, dans les Eglises protestantes, fut d’abord d’accompagner le défunt jusqu’au cimetière, à charge pour le pasteur d’y prononcer une parole d’espérance et de bénir l’assemblée. Puis on y ajouta le « service d’action de grâces », au temple. Ce dispositif en deux temps est toujours en vigueur. Mais les familles sont de plus en plus nombreuses à souhaiter un service au temple en présence du corps, avant l’inhumation ou la crémation.