Inhumation ou crémation ?

  • 3 - La crémation

La crémation

Crémation, choix de l’urne  

Une pratique de plus en plus courante

À l’origine plus populaire dans les pays anglo-saxons, la crémation est aujourd’hui une pratique largement répandue en France. On estime d’ailleurs que plus de la moitié des Français souhaite être crématisée. Les motivations en sont diverses, qu’elles soient écologiques, philosophiques (laisser la terre aux vivants), sociologiques (éclatement des familles, mobilité géographique) ou encore économiques (il est courant de penser que la crémation revient moins cher que l’inhumation).

À noter : l’argument économique ne se vérifie pas toujours. Le cercueil reste nécessaire pour la crémation, et l’urne représente un coût additionnel. De plus, le coût de la taxe de crémation en tant que telle se situe souvent entre 500 à 600 euros.

 

​​

 

Une décision qui peut rester difficile à prendre

Hormis dans le cas d’une volonté spécifiée à l’avance par le défunt, le choix de la crémation peut être délicat à prendre pour les proches. Ainsi, on pense parfois que crémation signifie absence de rite. Or, des cérémonies religieuses ou civiles peuvent être organisées dans les lieux de cultes ou dans des salles de cérémonie appropriées. A cet effet, les crématoriums sont le plus souvent équipés d'une salle de cérémonie où peut se dérouler un temps d'hommage et de recueillement.

À noter : assister à l’introduction du cercueil dans l’appareil de crémation n’est pas une obligation.

 
Columbarium, un monument pour conserver les cendres du défunt  

Que faire des cendres ?

Depuis 2008, la loi interdit de conserver les cendres chez soi ou de les diviser. Elles peuvent être soit conservées ou dispersées dans un emplacement dédié à cet effet, soit dispersées en pleine nature.

Conserver les cendres :
Les proches souhaitant conserver les cendres peuvent opter pour un espace collectif appelé le columbarium. Aménagé dans le cimetière ou un site cinéraire, il est composé de cases individuelles destinées à accueillir une ou plusieurs urnes.

Il existe également des espaces privatifs pour conserver les cendres :

  • • inhumation de l’urne dans une tombe traditionnelle ou une sépulture familiale, qu'elle soit en pleine terre ou matérialisée par un caveau,
  • • inhumation de l’urne dans une sépulture cinéraire, en pleine terre ou dans un caveau spécifique (cavurne),
  • • l’urne peut aussi être scellée sur le dessus d’un monument existant,
  • • enfin, elle peut être placée dans la case réservée d’un monument mixte.

Infographie, destination des cendres  
 
 

Le conseil PFG :
« Pensez à l’avenir et aux souhaits de vos enfants. Un monument mixte, c’est le choix d’être ensemble après l’inhumation ou une crémation. »
Sébastien – Conseiller PFG

À noter : les emplacements individuels réservés aux urnes sont gérés par des concessions sur le même principe que celui des tombes traditionnelles.

Dispersion des cendres  

Disperser les cendres :
Si la famille ou le défunt a opté pour la dispersion des cendres, celle-ci sera effectuée dans des espaces collectifs prévus à cet effet, aménagés dans un cimetière ou un site cinéraire. Elles pourront également être dispersées en pleine nature, à l’exception des voies publiques. Dans ce dernier cas, une déclaration doit être faite auprès du maire de la commune où est né le défunt, pour préciser le lieu de dispertion.



 

Le conseil PFG :
« Accordez-vous un temps de réflexion avant de procéder à la dispersion des cendres. Il s'agit d'un acte irréversible qui peut parfois s'avérer perturbant. Durant ce délai de réflexion, l’urne pourra être conservée provisoirement au crématorium. »
Luc – Conseiller PFG

Et aussi

Découvrez l'ensemble des services et produits PFG, adaptés à votre situation, à vos souhaits et à votre budget.