“Notre rôle est d’être aux côtés du défunt et de sa famille, s’il en a une, jusqu’au dernier moment, au cimetière, au salon funéraire ou à l’église si une cérémonie religieuse est prévue, explique Jean-Marie Werquin, prévôt de la Confrérie de la Bassée, village situé à une vingtaine de kilomètres de Lille. Si, au départ, les Charitables s’occupaient véritablement des corps des défunts, nous sommes maintenant davantage des accompagnateurs. Que nous connaissions ou non les personnes, nous sommes là pour leur dire que, même dans la mort, elles ne sont pas seules. Accompagnateurs aussi de la famille, si elle le souhaite bien sûr, pour les prières, l’organisation des funérailles, porter le cercueil si besoin. Pour les pauvres et les indigents, ceux qui meurent seuls et abandonnés de tous, dans les derniers instants de leur passage sur terre, nous sommes la famille qu’ils n’ont pas, ou qui les a oubliés.”
La Confrérie de La Bassée a été créée en 1683. Elle est aujourd’hui unique dans le département du Nord. 49 confréries sont actives dans le Pas-de-Calais et des mouvements similaires existent en Normandie et en Belgique. Comme toutes les confréries, ses ressources proviennent de dons. Elu par ses pairs pour dix ans à la tête de la Confrérie de la Bassée, composée de 26 hommes âgés de 39 à 97 ans, le prévôt Werquin souligne “qu’il n’y a pas besoin d’être religieux pour être charitable. Nous sommes là, sans juger ni imposer quoi que ce soit, simplement là parce que personne ne doit partir tout seul. A plus forte raison si on a été seul toute sa vie ou dans ses derniers instants…”
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