“On devrait toujours y penser, systématiquement, dès la première rencontre avec les personnes, pour ne pas être pris de court le jour de leur décès.” Fabienne Gilbert-Hue, gérante de tutelles privée, en est convaincue. Les personnes dont elle a la charge ne doivent pas partir seules, oubliées de tous, sans avoir dit ce qu’elles désiraient pour leurs obsèques. Elle a fait l’expérience des obsèques en solitaire : “c’était affreux”. L’une des premières personnes dont elle s’est occupée, est morte comme ça, brutalement, une semaine après leur première rencontre. “Je n’avais pas eu le temps de lui parler, elle n’avait pas souscrit de contrat obsèques, il n’y avait pas assez d’argent sur le compte pour des funérailles, elle était complètement seule, je ne savais pas quoi faire”, se souvient-elle. Elle appelle la mairie, l’entreprise des pompes funèbres, des obsèques sont organisées, la mairie prenant en charge la part manquante.
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