Inhumation

Dans quels délais faut-il inhumer le corps ?

La loi française impose que l’inhumation ait lieu 24 heures au moins et 6 jours au plus tard après le décès si celui-ci s’est produit en France, et 6 jours au plus après l’entrée du corps sur le territoire national si le décès a lieu à l’étranger ou dans un territoire d’outre-mer (Art. R2213-33 du CGCT). Les dimanches et jours fériés ne sont pas compris dans ces délais. Des dérogations peuvent toutefois être accordées par le préfet du département du lieu d’inhumation.​​

Peut-on conserver le défunt à domicile avant inhumation ou crémation ?

Oui. Lorsque la mort survient à l’hôpital, on peut faire transporter le corps du défunt au domicile après avoir effectué les formalités d'usage. La réalisation des soins de présentation et de conservation est alors conseillée sans être obligatoire.​

Quels traitements subit le corps avant inhumation ?

Partout dans le monde, les soins apportés au défunt signent le respect et l’<strong>hommage au mort</strong>. Pour les membres des communautés juives et musulmanes, la toilette du corps revêt un caractère rituel et obligatoire assuré par les autorités religieuses autorisées. Pour les autres traditions, religieuses ou non, ce sont généralement les professionnels de la santé ou des pompes funèbres qui s’en chargent. Leur mission peut aller de la toilette mortuaire aux soins de présentation et de conservation effectués par des thanatopracteurs diplômés.​

Peut-on enterrer un corps dans son jardin ?

Oui, à condition de bénéficier d’une autorisation du préfet après étude hydrogéologique. Si le jardin est situé en centre-ville, l’étude hydrogéologique aboutira sûrement à un refus. En revanche, si le jardin est un parc et que la lignée familiale s’y trouve, la réponse sera probablement favorable.​

Existe-t-il des cimetières privés ?

Tous les cimetières de France sont des cimetières publics appartenant aux communes ou aux communautés de communes. Certaines exceptions existent comme par exemple les cimetières communautaires (cimetières israelites, cimetières dans certains monastères...). La tradition perdure parfois encore aujourd’hui.​

Qu'entend-on par concession ?

Acte par lequel une commune concède pour un temps donné (15, 30 ou 50 ans ou même de façon perpétuelle) la jouissance d'une parcelle du cimetière communal à une personne privée, aux fins d'y fonder une sépulture individuelle, collective ou familiale. Les bénéficiaires de la concession peuvent construire sur ces terrains des caveaux, monuments et tombeaux.

Comment acquérir une concession si ma famille n'en possède pas ?

Il n’est pas obligatoire d’acquérir une concession dans un cimetière pour y reposer. Toutefois, si l’on veut acquérir une concession, il faut en faire la demande auprès de la commune. Le droit d’usage peut être concédé pour des périodes variables. Les concessions sont, en fonction des communes, temporaires (au maximum 15 ans), trentenaires, cinquantenaires ou perpétuelles.

En fonction des communes, il peut exister des concessions de courte durée (5 ans en règle générale) souvent à coût réduit. ​

Que devient une tombe au fil du temps ?

Les concessions pour une durée déterminée sont, en cas de non-renouvellement, reprises par la commune. Même une concession perpétuelle peut faire l'objet d'une reprise par la commune après une procédure administrative (longue) qui établira l'état d'abandon de la sépulture. Quel que soit le cas (concession temporaire ou perpétuelle) les restes d'ossements présents dans la sépulture, en fonction du choix de la collectivité, seront soit inhumés dans l'ossuaire communal, soit incinérés puis dispersés dans le jardin du souvenir.

A qui s'adresser pour savoir si le caveau familial existant dispose de places libres ?

Vous pouvez vous renseigner à la mairie ou au cimetière de la commune.

Peut-on être enterré n'importe où ?

En théorie, il peut être inhumé :

  • Dans le cimetière de sa commune de résidence
  • Dans le cimetière de la commune du lieu du décès
  • Dans le cimetière où il détient des droits sur un caveau familial

Toutefois, le défunt peut être enterré dans n’importe quel cimetière, à condition d’obtenir une autorisation d’inhumation du maire de ladite commune.

Sous certaines conditions, l’inhumation peut avoir lieu sur un terrain privé, à condition d’obtenir l’autorisation du préfet.

Comment retrouver la sépulture d'un défunt ?

Plusieurs sources peuvent vous aider dans votre démarche de recherche :

  • la famille, les photographies, le faire-part ou avis de décès, l’agence de pompes funèbres chargée des obsèques si vous la connaissez pour retrouver le cimetière dans un premier temps…
  • le service état civil de la mairie de la commune du lieu d’inhumation.
  • le conservateur du cimetière dans lequel le défunt est inhumé.

Crémation

Lors de la crémation, le cercueil est-il également brûlé ?

Les textes en vigueur en France rendent le cercueil obligatoire y compris pour la crémation. Le cercueil est mis à la flamme et consumé avec le corps.

Existe-t-il un cercueil spécifique pour la crémation ?

Chez PFG, nous n’avons pas de cercueil réservé uniquement à la crémation. Ainsi, tous les cercueils proposés par PFG peuvent convenir à une crémation.
Le cercueil reflète la personnalité du défunt et constitue la dernière image qu’il laissera à ses proches lors de la cérémonie précédant la crémation.
Pour ces différentes raisons, il nous paraît important d’accorder un soin particulier au cercueil que vous choisirez et ce en fonction de votre budget.

La destination des cendres

Depuis 2008, la loi interdit de conserver une urne chez soi ou de diviser les cendres du défunt.
Plusieurs options s’offrent alors à vous, notamment :
• inhumer l’urne dans une tombe traditionnelle ou une sépulture familiale
• inhumer l’urne dans une sépulture cinéraire (qui pourra être recouverte d’un monument adapté)
• sceller l’urne sur le dessus d’un monument existant
• placer l’urne dans la case réservée d’un monument mixte (monument dédié à la crémation et à l’inhumation disposant d’emplacements réservés aux urnes)
• Placer l’urne dans un espace collectif, dans une case disponible du columbarium

La crémation est-elle acceptée par tous les cultes ?

Non. La crémation est formellement interdite dans la religion musulmane et juive. Elle est tolérée depuis 1963 chez les catholiques à condition que la cérémonie se déroule avant la crémation et que l’urne funéraire soit déposée dans un cimetière. Elle est autorisée chez les protestants depuis 1898.
Enfin, la crémation est assimilée à un rite de purification dans le bouddhisme, l’hindouisme et le shintoïsme, pour lesquels elle représente le mode d’obsèques dominant

Marbrerie funéraire

Au bout de combien de temps après une inhumation peut-on installer un monument ?

Dans le cas d’une pleine terre, il faut compter de 3 à 6 mois selon le terrain. Pour un caveau, il n’y a pas de délai, la pose peut être immédiate.

Combien coûte un monument funéraire (communément appelé "pierre tombale") ?

Tout dépend du format, de la matière (type de granit choisi), de la gravure, des travaux de cimetière nécessaires… Vous pouvez trouver une sélection de monuments funéraires, cinéraires et mixtes en cliquant ici.

Quelle est la différence entre granit et marbre ?

Le granit est plus solide, dur et résistant que le marbre, plus fragile et poreux. Il conserve durablement son caractère brillant lorsqu’il est exposé à l’extérieur alors que le marbre le perd vite. Facile à entretenir, le granit peut, par ailleurs, être d’aspects et de couleurs très variés - régulier, uni, veiné ou moucheté ; gris, rose, bleu, vert, brun -, le tout en proposant un large spectre de prix. Autant de raisons qui expliquent que 90% des monuments de marbrerie funéraire sont aujourd’hui en granit. 

Je viens d'enterrer un proche, puis-je faire poser immédiatement son monument ?

Tout dépend du mode d’inhumation choisi. Dans le cas d’une inhumation en pleine terre, il faut attendre que le terrain se stabilise. Le délai est en moyenne de 3 à 6 mois, et peut être un peu réduit si une fondation en ciment est prévue.
Dans le cas d’une inhumation en caveau, la pose du monument peut avoir lieu immédiatement après la construction du caveau.

Quels sont les différents types de gravure ?

PFG vous propose un large choix de modèles de gravures déclinables selon plusieurs styles (bâton, antique, romain, gothique, anglais ou encore bas- relief) et finitions : incolore (laissée à l’état brut), remplie avec de l’or fin, ou bien encore peinte. Vous pouvez aussi faire graver le motif de votre choix parmi notre catalogue : emblèmes religieux ou laïques (fleurs, colombe, épi de blé…).

Suis-je libre de faire le monument de mon choix ?

Les monuments funéraires peuvent avoir des formes très variées et vous êtes libre de créer le monument que vous souhaitez. En dehors de toute interdiction particulière propre au cimetière, qui serait alors spécifiée dans son règlement, la commune peut cependant avoir un droit de regard sur deux éléments :

  • la taille du monument, qui doit respecter les dimensions de la concession (2 m² pour les concessions funéraires et 1 m² pour les concessions cinéraires)
  • le texte de l’épitaphe

Il faudra aussi que le monument respecte les règles du droit de propriété intellectuelle

Qu’est-ce qu’une stèle ?

La stèle est l’élément vertical situé à la tête du monument. Elle peut être personnalisée par une épitaphe, des motifs gravés, une photographie sur porcelaine, un emblème en bronze… C’est sur la stèle ou la pierre tombale que peuvent être indiqués les noms, prénom, les dates de naissance et de mort du défunt. Ils peuvent également figurer sur le soubassement.
Faisant partie intégrante du monument funéraire, la stèle peut avoir des formes et des dimensions très variées, des plus classiques aux plus originales.

Peut-on être inhumé sans caveau ?

Oui, l’inhumation en caveau n’est pas obligatoire, sauf si le règlement de cimetière l’impose dans certaines divisions. Il s’agit alors d’une inhumation en pleine terre : le cercueil du défunt est déposé dans une fosse creusée dans le sol, sans fondation ni infrastructure. Il est en contact direct avec la terre. La pose du monument s’effectue alors généralement directement sur le sol, avec une semelle pour seule maçonnerie.
Mais pour éviter l’affaissement d’un futur monument, la construction au préalable d’une fausse case en ciment est recommandée.

Combien y a-t-il de places dans un caveau ?

La taille habituelle d’un caveau est de 2 à 4 places. Un caveau peut accueillir jusqu’à 10 cercueils s’il a été conçu initialement pour cela. On distingue les caveaux à case simple (un cercueil par niveau) et les caveaux à case double qui permettent l’inhumation de deux cercueils au même niveau .

Quel est le rôle du fossoyeur ?

Le fossoyeur intervient au cimetière. Il assure les travaux de terrassement nécessaires à l'inhumation, et apporte son concours aux porteurs pour la descente du cercueil dans la sépulture.

Le marbrier procède à l'ouverture puis à la fermeture de la sépulture. Il assure également la pose des monuments neufs et des caveaux.

Professionnel qualifié, il contribue à l'expression digne de la mémoire.

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