Inhumation ou crémation : quelles différences ?

En souscrivant à un contrat obsèques, en rédigeant ses dernières volontés ou en faisant face au décès d’un proche, on se retrouve dans la situation délicate de choisir entre l’inhumation et la crémation. Voici quelques informations et conseils pour vous aider dans votre réflexion.

Qu’est-ce que l’inhumation ?

L’inhumation, communément appelée enterrement, est choisie par une majorité de Français.
Elle consiste à déposer le cercueil d’un défunt au cimetière en pleine terre, dans un caveau ou en enfeu dans le sud. Elle peut aussi concerner les cendres du défunt lorsqu’il s’agit d’inhumer une urne cinéraire dans un cimetière.
L’inhumation en terrain privé est également possible sur autorisation préfectorale.

Qu’en disent les religions ?

L’inhumation est privilégiée par les autorités religieuses catholiques. Elle est la seule solution acceptée dans les religions musulmane et juive, qui ont une approche sacrée du corps et de son intégrité. C’est aussi le cas chez certains protestants (adventistes et presbytériens) et orthodoxes.

Il existe d’autres modes de sépulture dans le monde mais en France seules l’inhumation et la crémation sont autorisées.

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Différents types de monuments
  • En pleine terre : le cercueil est en contact direct avec la terre ; le monument funéraire est posé au sol et une simple semelle peut suffire.
  • Le caveau : peut accueillir un ou plusieurs cercueils, protégés les uns des autres par des dalles de séparation.
  • Le cavurne : caveau de taille réduite enterré conçu pour recevoir des urnes contenant des cendres.

Qu’est-ce que la crémation ?

La crémation, parfois appelée incinération, consiste à incinérer le corps du défunt dans un crématorium. Les cendres sont ensuite recueillies dans une urne choisie au préalable par la famille et les proches avec le conseiller funéraire PFG. Avant la crémation, le défunt est placé dans un cercueil comme l’exige la législation.

La crémation est aujourd’hui préférée à l’inhumation par plus d’un tiers des français. C’est une évolution à laquelle PFG s’est rapidement adapté pour répondre au mieux aux attentes d’un nombre croissant de personnes. PFG propose ainsi un large choix de cercueils et d’urnes funéraires pour une crémation. Nos conseillers funéraires vont également vous aider à organiser si vous le souhaitez une cérémonie au crématorium et choisir un monument cinéraire ou une autre solution pour la destination des cendres.

Qu’en disent les religions ?

C’est en Asie que la crémation, assimilée à un rite de purification et d’offrande dans le bouddhisme et l’hindouisme, est la plus répandue. Elle est ainsi choisie par 99% des Japonais. La crémation est autorisée chez les protestants depuis 1898. Les autorités catholiques la tolèrent depuis 1963, à condition que les urnes cinéraires soient déposées dans un cimetière.
Elle reste en revanche interdite dans les religions musulmane et juive.

38 %

La crémation est de plus en plus pratiquée

Pourcentage de personnes ayant organisé une crémation pour les obsèques de leur proche en France en 2018 (Source PFG).

Etre accompagné dans les démarches administratives

L’inhumation et la crémation sont très encadrées par la loi.

Une inhumation requière une autorisation administrative de la collectivité territoriale du cimetière choisi.

Pour une crémation, avant de donner son accord d’incinération, la collectivité a besoin de :

  • la demande de crémation écrite par le défunt de son vivant ou de la personne, ayant un lien de parenté avec le défunt, chargée des funérailles,
  • un certificat médical de décès assurant qu’il n’y a aucun problème médico-légal et que le corps ne contient pas de prothèse munie d’une pile interne. Le cas échéant, l’attestation de retrait du pace maker.

 

Votre conseiller PFG s’occupe de ces démarches pour vous auprès des autorités compétentes. 

 

 

L’inhumation et la crémation doivent s’effectuer dans des délais précis selon le lieu du décès :

  • en métropole : entre 24 h et 6 jours ouvrables après le décès, hors dérogation préfectorale
  • hors métropole : jusqu’à 6 jours après l’entrée du corps sur le territoire métropolitain

Le devenir des cendres

« Le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort. Les dépouilles des personnes décédées, y compris les cendres (…) doivent être traitées avec respect, dignité et décence. » (1) Par ailleurs, depuis 2008, il est interdit de conserver des cendres chez soi ou de les diviser.

Plusieurs options sont possibles :

  • inhumer l’urne dans la sépulture familiale ou la sceller sur le monument
  • déposer l’urne dans une case de columbarium
  • inhumer l’urne dans un cavurne ou monument mixte
  • disperser les cendres dans le jardin du souvenir du cimetière ou du crématorium
  • disperser les cendres dans la nature ou en pleine mer (hors voies publiques et navigables) après déclaration auprès de la mairie de naissance du défunt.

Prenez le temps de réfléchir avant de disperser des cendres. Cet acte irréversible peut s'avérer perturbant pour ceux qui restent. L’urne pourra être conservée au crématorium le temps de la décision (12 mois maximum).

(1) Article 16-1-1 du Code Civil, Arrêt n° 764 du 16 septembre 2010

Bien informer ses proches

La crémation est plus facile à envisager pour soi que pour un membre de sa famille. De fait, rédiger ses dernières volontés ou indiquer ses choix dans un contrat de prévoyance obsèques préserve les proches de prise de décisions souvent complexes à un moment déjà difficile. Les convictions, notamment religieuses, peuvent en effet être très variées au sein d’une même famille, générant parfois hésitations et divergences. En parler simplement donne aussi l’occasion d’expliquer en détail la pratique (déroulement de la crémation, devenir des cendres…).

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